Jour 40 : cessez-le-feu de deux semaines — l'Iran rouvre le détroit d'Ormuz
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Guerre en Iran Généré par IA

Jour 40 : cessez-le-feu de deux semaines — l'Iran rouvre le détroit d'Ormuz

Par Le Pivot — Iran Monitor · 7 avril 2026 · 10 min de lecture

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Au 40e jour du conflit, le monde retient un souffle de soulagement — fragile. Moins d’une heure avant l’expiration de l’ultimatum de Donald Trump, qui menaçait de « faire mourir toute une civilisation ce soir », les États-Unis et l’Iran ont annoncé un cessez-le-feu de deux semaines. Téhéran accepte de rouvrir le détroit d’Ormuz au transit maritime, tandis que Washington suspend ses frappes. Des négociations doivent s’ouvrir vendredi à Islamabad sous médiation pakistanaise. Mais la trêve reste précaire : les conditions des deux camps sont diamétralement opposées, et les dernières frappes avant le cessez-le-feu ont encore fait des victimes civiles.

Le cessez-le-feu de la dernière heure

L’accord a été conclu mardi soir, à peine 60 minutes avant la date limite fixée par Trump pour une escalade massive contre les infrastructures civiles iraniennes. Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a confirmé avoir accepté la trêve, tandis que Trump annonçait la suspension des opérations militaires. Le Pakistan, par l’entremise de son premier ministre Shehbaz Sharif, a joué un rôle de médiateur décisif en transmettant la proposition iranienne à Washington. Trump a également reconnu le rôle de la Chine dans les pressions exercées sur Téhéran pour aboutir à un accord.

Réouverture du détroit d’Ormuz — sous conditions

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a précisé les termes : « Pendant deux semaines, le passage sûr à travers le détroit d’Ormuz sera possible en coordination avec les forces armées iraniennes et en tenant compte des limitations techniques. » Cette formulation laisse à Téhéran un contrôle significatif sur le trafic maritime — loin de la réouverture inconditionnelle exigée par Washington. Les marchés pétroliers ont néanmoins réagi avec enthousiasme : le brut a chuté de plus de 17 %, passant sous la barre des 100 dollars le baril pour la première fois depuis le début du conflit.

Le plan de paix iranien en dix points

L’Iran a présenté une feuille de route ambitieuse pour transformer la trêve en paix durable. Parmi les demandes : la levée de toutes les sanctions et résolutions de l’ONU contre l’Iran, la libération des actifs iraniens gelés à l’étranger, le retrait des forces de combat américaines des bases militaires de la région, la création d’un fonds de compensation pour les dommages de guerre, et la reconnaissance du droit iranien à l’enrichissement de l’uranium — en échange d’une promesse de ne pas développer d’armes nucléaires. Ces conditions, que Washington considérera vraisemblablement comme excessives, dessinent le cadre des négociations à venir.

Dernières frappes et bilan humain

Les heures précédant le cessez-le-feu ont été marquées par une intensification des frappes. En Irak, des attaques de dernière minute ont tué au moins 7 personnes, dont 2 enfants. La Résistance islamique en Irak a annoncé la suspension de ses opérations pour deux semaines. Au Liban, les opérations israéliennes se poursuivent malgré la trêve — Israël a confirmé que le cessez-le-feu ne s’applique pas au front libanais. Une frappe aérienne a touché une ambulance près de Tyr, et les équipes médicales continuent d’être ciblées. Les États du Golfe — Koweït, Bahreïn, Qatar, Arabie saoudite et Émirats arabes unis — avaient activé leurs défenses aériennes dans les heures précédant l’annonce.

Réactions internationales et prochaines étapes

À Téhéran, la population est descendue dans les rues pour célébrer, les autorités présentant la trêve comme une victoire obtenue « aux conditions de l’Iran ». Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, doit rencontrer Trump mercredi pour discuter des implications pour l’Alliance. Les premières négociations directes sont prévues vendredi à Islamabad, où le premier ministre Sharif a invité les délégations américaine et iranienne à « régler tous les différends ». Mais les obstacles demeurent considérables : Israël refuse que le cessez-le-feu s’étende au Liban, les exécutions de membres de l’Organisation des Moudjahidines du peuple (MEK) se poursuivent en Iran, et les deux parties interprètent déjà la trêve de manière divergente.

Ce qu’il faut retenir

Le cessez-le-feu de deux semaines marque le premier répit dans un conflit qui a fait plus de 3 500 morts en 40 jours et déclenché la pire crise énergétique mondiale depuis des décennies. La réouverture du détroit d’Ormuz, même partielle et conditionnelle, offre un soulagement immédiat aux marchés pétroliers. Mais la liste des demandes iraniennes — levée des sanctions, compensation de guerre, retrait militaire américain — laisse présager des négociations ardues à Islamabad. La vraie question n’est plus de savoir si les bombes s’arrêteront, mais si la diplomatie pourra combler le gouffre entre deux visions irréconciliables avant que la trêve n’expire.


Sources