Cet article a été généré par intelligence artificielle et révisé par l'équipe éditoriale du Pivot. Nous croyons à la transparence.
Jour 30 : ultimatum sur Ormuz, Islamabad tente la diplomatie
Par Le Pivot — Iran Monitor · 28 mars 2026 · 10 min de lecture
Trentième jour de guerre. Un mois après le début des frappes américano-israéliennes, le conflit entre dans une phase charnière marquée par un ultimatum de Washington sur le détroit d’Ormuz et une tentative diplomatique inédite à Islamabad. Pendant que quatre puissances musulmanes cherchent une issue négociée, les bombardements continuent de frapper Téhéran et les sites stratégiques iraniens, tandis que les Houthis du Yémen poursuivent leurs tirs de missiles sur Israël.
L’ultimatum d’Ormuz : le 6 avril comme date butoir
Donald Trump a fixé un ultimatum à Téhéran : rouvrir le détroit d’Ormuz sans conditions d’ici le 6 avril, sous peine d’une escalade militaire majeure. Ce passage maritime, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, reste sous contrôle iranien depuis le début du conflit, paralysant les flux énergétiques mondiaux.
Le Pakistan a toutefois obtenu un accord partiel : l’Iran a accepté le passage de 20 navires dans le détroit, un geste perçu comme un signal de bonne volonté limité. Les analystes estiment que cette ouverture partielle ne suffira pas à calmer les marchés ni à satisfaire Washington, qui exige une réouverture complète et inconditionnelle.
Islamabad : quatre pays tentent la médiation
Les ministres des Affaires étrangères du Pakistan, de la Turquie, de l’Égypte et de l’Arabie saoudite se sont réunis dimanche à Islamabad pour tenter de trouver une issue diplomatique au conflit. Cette rencontre quadrilatérale est la première initiative coordonnée de puissances musulmanes depuis le début de la guerre.
Cependant, le scepticisme domine à Téhéran. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré à son homologue turc que les États-Unis formulaient des « demandes déraisonnables » et que leurs « actions contradictoires » — négocier d’un côté, bombarder de l’autre — minaient toute crédibilité diplomatique. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a pour sa part affirmé que Washington planifiait une offensive terrestre malgré ses ouvertures diplomatiques.
Les sites de missiles balistiques iraniens en ruines
Selon une enquête du Washington Post basée sur l’imagerie satellite, quatre des principaux sites de fabrication de missiles balistiques iraniens et au moins 29 sites de lancement ont été sévèrement endommagés au cours des quatre premières semaines de bombardements. Cette destruction systématique de la capacité balistique iranienne constitue l’un des objectifs stratégiques principaux de la coalition.
Parallèlement, Israël a annoncé que ses forces aériennes avaient ciblé les installations de production d’armes navales iraniennes et prévoyait de « conclure les attaques sur les usines de production essentielles d’armes dans quelques jours ». Cette déclaration laisse entrevoir une possible fin de la phase intensive des bombardements israéliens.
Téhéran sous les bombes, tensions internes
De puissantes explosions ont secoué Téhéran dimanche matin. Deux personnes ont été tuées et cinq blessées dans une attaque sur une zone résidentielle près de Shaft, dans le nord de la capitale. Des frappes ont également touché le quartier de Saadat Abad, dans le nord de Téhéran, et une zone résidentielle dans l’ouest de la ville.
Sur le plan politique intérieur, des tensions sont apparues entre le président Pezeshkian et le chef des Gardiens de la révolution (IRGC), selon le Jerusalem Post. Des voix s’élèvent au sein du Parlement iranien pour demander le retrait du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), une décision qui marquerait un tournant stratégique majeur.
Fronts régionaux : Houthis, Hezbollah et Irak
Le conflit continue de s’élargir. Les Houthis ont lancé de nouveaux missiles balistiques sur Israël, confirmant leur engagement militaire aux côtés de l’Iran. Le Hezbollah libanais a ciblé la base aérienne d’Ein Shemer et le camp militaire de Regavim avec des « missiles de haute qualité ».
En Irak, des frappes aériennes ont tué des combattants des Forces de mobilisation populaire (FMP) à Mossoul et dans la province de Salah ad-Din. Les défenses aériennes saoudiennes, émiraties et koweïtiennes restent en alerte permanente : l’Arabie saoudite a intercepté 10 drones, le Koweït en a abattu 4, et des installations industrielles au Bahreïn et aux Émirats ont été endommagées.
Ce qu’il faut retenir
Un mois après le début de la guerre, le conflit atteint un point d’inflexion. L’ultimatum de Trump sur le détroit d’Ormuz place une échéance concrète — le 6 avril — pour une possible escalade majeure. La réunion d’Islamabad offre une fenêtre diplomatique étroite, mais le scepticisme iranien et la poursuite des bombardements rendent toute percée improbable à court terme. La destruction méthodique des capacités balistiques iraniennes redessine l’équilibre militaire régional, tandis que l’implication croissante des Houthis et du Hezbollah confirme que ce conflit dépasse désormais largement les frontières de l’Iran.
Sources :
- Pakistan hosts four-nation bid to encourage US, Iran towards diplomacy — Al Jazeera
- Pakistan hosts diplomatic discussions on ending war — NPR
- Pakistan secures Iran deal to send 20 ships through Strait of Hormuz — Al Jazeera
- Iran wary of diplomacy with the US amid reports of planned ground offensive — Euronews
- Trump calls off Strait of Hormuz ultimatum as Iran receives U.S. message from mediators — CBS News
- Trump grants Iran another extension on a deadline to reopen the Strait of Hormuz — NPR
- Live updates: Iran war — CNN