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Jour 27 : Trump repousse les frappes sur le pétrole iranien, Rubio au G7 pour rallier les alliés
Par Le Pivot — Iran Monitor · 26 mars 2026 · 10 min de lecture
Vingt-sept jours après le début des opérations militaires américano-israéliennes contre l’Iran, la journée du 27 mars est marquée par un double mouvement contradictoire : une ouverture diplomatique de Washington, qui repousse au 6 avril les frappes sur les installations pétrolières iraniennes, et une escalade militaire continue sur le terrain. En toile de fond, les marchés financiers enregistrent leur pire séance depuis le début du conflit, et le secrétaire d’État Marco Rubio tente de rallier les alliés européens lors d’un G7 tendu en France.
Trump accorde un sursis de dix jours au pétrole iranien
Le président Donald Trump a annoncé un report de dix jours — jusqu’au 6 avril à 20 h, heure de l’Est — des frappes prévues contre les infrastructures énergétiques de l’Iran. Selon Trump, cette décision répond à une « demande du gouvernement iranien » et s’inscrit dans des négociations qui iraient « très bien, malgré ce que rapportent les médias ». L’envoyé spécial Steve Witkoff a révélé lors d’une réunion du cabinet qu’un plan de paix en 15 points avait été présenté à Téhéran (CNN, CBS News).
La réalité diplomatique est toutefois plus nuancée. L’Iran a rejeté publiquement le plan américain par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a réaffirmé la posture de « résistance » de Téhéran. Cependant, selon l’agence de presse Tasnim, l’Iran aurait répondu par des canaux indirects et attendrait une réplique de Washington. Le Pakistan confirme jouer un rôle d’intermédiaire, aux côtés de la Turquie et de l’Égypte (Al Jazeera, NPR).
Rubio au G7 : un accueil glacial des Européens
Le secrétaire d’État Marco Rubio s’est rendu en France pour une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7, dans l’espoir de rallier les alliés occidentaux à l’effort de guerre. L’accueil a été froid. Le ministre allemand de la Défense a critiqué l’absence de « plan de sortie clair » de la part de Washington. Plusieurs capitales européennes reprochent aux États-Unis de ne pas les avoir consultées avant le lancement des opérations et refusent de s’engager dans un conflit prolongé (NPR).
Trump a réagi en critiquant les membres de l’OTAN pour leur manque de soutien, avertissant qu’il « n’oublierait jamais » leur absence, tout en affirmant que la capacité militaire américaine suffisait à elle seule. Cette fracture transatlantique complique les perspectives d’une résolution rapide du conflit.
Les frappes continuent : Qom, Téhéran, Ourmia sous les bombes
Malgré le sursis accordé au secteur énergétique, les opérations militaires se poursuivent sans relâche. L’armée israélienne a annoncé avoir frappé ce qu’elle qualifie de « site le plus central » de production d’armement naval iranien, ainsi que des usines de missiles balistiques et des systèmes de défense aérienne (Times of Israel).
Sur le sol iranien, les conséquences humanitaires s’aggravent. À Qom, six personnes ont été tuées dans des frappes ayant touché trois habitations résidentielles. À Ourmia, quatre immeubles résidentiels ont été « complètement détruits », selon le directeur local de gestion des crises. À Téhéran, des explosions ont été signalées dans le centre-ville après l’activation de systèmes de défense aérienne. Les équipes du Croissant-Rouge iranien continuent de fouiller les décombres à la recherche de survivants (Al Jazeera).
Le bilan officiel s’élève désormais à au moins 1 937 morts — dont 240 femmes et 212 enfants — et près de 25 000 blessés, selon le vice-ministre iranien de la Santé.
L’escalade régionale : missiles iraniens sur le Golfe, invasion du Liban
L’Iran poursuit ses tirs de missiles et de drones contre le Koweït, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et la Jordanie, dans une stratégie d’attrition asymétrique visant à épuiser les défenses de la coalition. En parallèle, Israël a élargi ses opérations terrestres dans le sud du Liban, émettant des ordres d’évacuation pour tous les résidents au sud de la rivière Zahrani — à environ 50 kilomètres de la frontière — ce qui aggrave la crise humanitaire dans la région. Le ministère libanais de la Santé rapporte plus de 1 100 victimes depuis le 2 mars (Al Jazeera).
Les marchés en chute libre
Wall Street a enregistré sa pire séance depuis le début du conflit, plombée par la flambée des prix du pétrole et l’incertitude entourant le blocus de facto du détroit d’Ormuz. Le président finlandais a averti que le conflit pourrait provoquer une récession mondiale « pire que celle de la pandémie de COVID-19 ». La fermeture du détroit, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, continue de perturber les chaînes d’approvisionnement énergétiques à l’échelle planétaire (Bloomberg, NPR).
Ce qu’il faut retenir
Le sursis de dix jours accordé par Trump aux infrastructures pétrolières iraniennes ouvre une fenêtre diplomatique étroite, mais les signaux sont contradictoires : Téhéran rejette officiellement le plan américain tout en communiquant par canaux indirects. Sur le terrain, la destruction se poursuit sans interruption, avec un bilan civil qui ne cesse de s’alourdir. L’isolement diplomatique de Washington au G7 et la chute des marchés financiers rappellent que le coût de ce conflit dépasse largement le théâtre moyen-oriental. Le 6 avril se profile désormais comme la prochaine date charnière.