Jour 27 : l'Iran rejette le plan de paix américain, le CCG se réunit en urgence à Riyad
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Guerre en Iran Généré par IA

Jour 27 : l'Iran rejette le plan de paix américain, le CCG se réunit en urgence à Riyad

Par Le Pivot — Iran Monitor · 25 mars 2026 · 10 min de lecture

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Vingt-septième jour de guerre. Tandis que Washington affirme que des négociations sont en cours, Téhéran dément catégoriquement et qualifie le plan de paix américain en 15 points d’« extrémiste et déraisonnable ». Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) convoque une réunion d’urgence à Riyad pour coordonner la réponse régionale, alors que l’Iran a lancé cinq salves de missiles balistiques sur Israël en l’espace de deux heures. Le bilan humain continue de s’alourdir des deux côtés.

Téhéran rejette le plan américain : « maximaliste et irréaliste »

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré mercredi qu’aucune négociation directe n’avait lieu entre Téhéran et Washington, contredisant les affirmations répétées de Donald Trump. Araghchi a toutefois reconnu que des messages circulent par l’intermédiaire de médiateurs — ce qui, selon lui, « ne constitue pas des négociations » (Al Jazeera).

Le plan américain en 15 points, transmis par le Pakistan, a été rejeté par une source diplomatique iranienne comme « extrêmement maximaliste et déraisonnable ». Le document exigerait notamment le démantèlement du programme nucléaire iranien, la réouverture totale du détroit d’Ormuz et le désarmement des milices pro-iraniennes dans la région. La télévision d’État iranienne a également diffusé cinq conditions préalables que Téhéran exige avant d’accepter tout cessez-le-feu, bien que le détail de ces conditions n’ait pas été entièrement rendu public.

Washington continue de brandir la menace : l’administration Trump a averti que l’Iran devait « accepter sa défaite » sous peine d’être « frappé plus durement que jamais ». Le délai de cinq jours fixé avant de cibler les centrales électriques iraniennes expire le 28 mars.

Cinq salves de missiles iraniens sur Israël en deux heures

L’armée iranienne a lancé jeudi matin cinq vagues de missiles balistiques en direction d’Israël en l’espace de deux heures. Un porte-parole militaire iranien a revendiqué avoir touché 70 cibles à l’intérieur du territoire israélien, bien qu’Israël n’ait pas confirmé ce bilan. Neuf personnes ont été blessées selon les autorités israéliennes (Times of Israel).

En parallèle, les forces israéliennes et américaines ont poursuivi leurs frappes sur le territoire iranien. L’aviation israélienne a mené « une vague de frappes à grande échelle » contre les infrastructures du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) à Téhéran, ciblant un quartier général principal et plusieurs bâtiments militaires.

Le conflit a également débordé sur d’autres théâtres : deux missiles balistiques ont été tirés vers Riyad, dont un intercepté et l’autre tombé dans une zone inhabitée. Le CGRI a revendiqué une attaque contre la base aérienne Prince Sultan en Arabie saoudite.

Le CCG se réunit en urgence : « Toutes les lignes rouges ont été franchies »

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Jasem al-Budaiwi, a déclaré que les actions militaires iraniennes — y compris les attaques sur les infrastructures pétrolières et la fermeture du détroit d’Ormuz — avaient « franchi toutes les lignes rouges » (Al Jazeera).

Les responsables du CCG se sont réunis mercredi à Riyad pour coordonner leur réponse à l’escalade régionale. Bahreïn, le Koweït et l’Arabie saoudite ont intercepté des missiles et des drones iraniens ces derniers jours. À Abu Dhabi, au moins deux personnes ont été tuées et trois blessées par des débris de projectiles. Au Koweït, des images satellite ont révélé des panaches de fumée à proximité de l’aéroport international après une frappe de drone.

Cette réunion d’urgence marque un tournant pour les monarchies du Golfe, qui avaient jusqu’ici tenté de maintenir une certaine neutralité dans le conflit. La destruction d’infrastructures civiles sur leur sol pourrait les pousser à adopter une posture plus ouvertement hostile envers l’Iran.

Bilan humain : 1 750 morts en Iran, 1 094 au Liban

Le bilan humain continue de s’alourdir. Le représentant adjoint permanent de l’Iran auprès de l’Organisation maritime internationale a déclaré mercredi que plus de 1 750 personnes avaient été tuées en Iran depuis le début de la guerre le 28 février (CNN).

Au Liban, le ministère de la Santé a rapporté au moins 1 094 morts — dont 121 enfants — dans les frappes israéliennes depuis le 2 mars. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a décrit les opérations en cours dans le sud du Liban comme la création d’une « zone tampon ».

Un soldat de Tsahal a été tué dans un échange de tirs au Liban, tandis que la violence en Cisjordanie a atteint des niveaux sans précédent : un groupe israélien de défense des droits de l’homme a signalé une moyenne de dix attaques de colons par jour contre des Palestiniens depuis le début du mois de mars.

Détroit d’Ormuz : un « péage » de facto imposé par le CGRI

Les pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz sont désormais soumis à un régime de « péage de facto » imposé par le Corps des Gardiens de la révolution. Depuis le 13 mars, 26 navires ont emprunté le détroit en suivant exclusivement des routes pré-approuvées par le CGRI (CNN).

Trump a finalement annulé son ultimatum sur le détroit d’Ormuz après que l’Iran a reçu un message américain via des médiateurs (CBS News). Cet assouplissement de la rhétorique pourrait signaler une volonté de désamorcer au moins cette dimension du conflit, mais le contrôle iranien sur cette artère vitale — par où transite environ 90 % du brut destiné à l’Asie — continue de peser lourdement sur les marchés mondiaux.

Ce qu’il faut retenir

Le jour 27 illustre l’impasse dans laquelle se trouve ce conflit. L’Iran rejette le plan de paix américain tout en poursuivant ses tirs de missiles sur Israël et les monarchies du Golfe. La réunion d’urgence du CCG à Riyad pourrait marquer un basculement des pays arabes du Golfe vers une opposition plus frontale à Téhéran. Le délai de cinq jours fixé par Trump pour frapper les centrales électriques iraniennes expire dans 48 heures — le 28 mars pourrait constituer un nouveau tournant dans cette guerre qui a déjà fait des milliers de victimes et bouleversé l’économie mondiale de l’énergie.