Jour 16 : Ispahan frappée, le détroit d'Ormuz au coeur de la tempête
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Guerre en Iran Généré par IA

Jour 16 : Ispahan frappée, le détroit d'Ormuz au coeur de la tempête

Par Le Pivot — Iran Monitor · 14 mars 2026 · 10 min de lecture

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Seizième jour du conflit armé opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. La guerre, déclenchée le 28 février après l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei, entre dans une phase d’intensification sur tous les fronts : frappes massives sur le territoire iranien, riposte de Téhéran contre les bases américaines du Golfe, blocage du détroit d’Ormuz et onde de choc sur les marchés énergétiques mondiaux.

Ispahan et Chiraz sous les bombes

L’armée israélienne a frappé plus de 200 cibles dans l’ouest et le centre de l’Iran au cours des dernières 24 heures, touchant des centres de commandement, des systèmes de défense antiaérienne et des sites de production d’armements. À Ispahan, une frappe sur une installation industrielle a tué au moins 15 personnes. Des zones résidentielles de Chiraz ont également été visées (Al Jazeera).

Depuis le début du conflit, le secrétaire américain à la Défense revendique plus de 15 000 « cibles ennemies » détruites. Le bilan humain en Iran dépasse les 1 400 morts, avec plus de 10 000 habitations endommagées ou détruites. Le brigadier-général Abdullah Jalali Nasab figure parmi les victimes confirmées côté iranien.

La riposte iranienne s’étend au Golfe

Les Gardiens de la révolution ont lancé ce qu’ils qualifient de « 50e vague » d’opérations contre les bases américaines aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, au Koweït et en Arabie saoudite. Les attaques se multiplient dans toute la région :

  • Arabie saoudite : 4 drones interceptés, au moins 2 morts et 12 blessés
  • Émirats arabes unis : 10 missiles et drones lancés contre la base aérienne d’al-Dhafra
  • Koweït : 2 missiles ont atteint le périmètre d’une base aérienne, blessant 3 soldats
  • Qatar : l’ensemble des 4 missiles balistiques et drones interceptés
  • Bahreïn : sirènes activées, 6 personnes arrêtées pour « désinformation »

Des barrages de missiles ont également visé Israël, où 108 blessés ont été signalés en 24 heures. L’armée israélienne fait face à un problème critique : ses stocks d’intercepteurs de missiles balistiques s’amenuisent dangereusement.

Le détroit d’Ormuz, nerf de la guerre économique

Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a réitéré dans son premier discours télévisé sa volonté de maintenir fermé le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. La marine des Gardiens de la révolution affirme « contrôler » le détroit sans toutefois le déclarer officiellement fermé.

Les conséquences sur les marchés sont immédiates. Le Brent a bondi à 105,66 dollars le baril (+2,4 %), tandis que le brut américain atteint 100,64 dollars. L’Agence internationale de l’énergie estime que la guerre retranchera environ 8 millions de barils par jour de l’offre mondiale en mars — la plus importante perturbation de l’approvisionnement pétrolier de l’histoire moderne. Les prix à la pompe aux États-Unis ont déjà grimpé de 17 % depuis le début du conflit (NBC News, Axios).

Donald Trump a appelé à la formation d’une coalition navale internationale pour sécuriser le passage du détroit, tout en affirmant que l’Iran « veut conclure un accord ».

Le Liban aspiré dans le conflit

Le front libanais s’est réactivé. Le Hezbollah a engagé les forces israéliennes dans le sud du Liban, où au moins 5 personnes ont été tuées dans les dernières 24 heures. Depuis le 28 février, le bilan au Liban atteint 826 morts, dont 14 travailleurs de la santé tués en une seule journée.

Blackout numérique et opinion publique

La coupure d’Internet imposée par les autorités iraniennes dure depuis 15 jours et s’aggrave : le filet de connectivité résiduelle a brutalement chuté. Par ailleurs, 20 personnes ont été arrêtées dans le nord-ouest de l’Iran, accusées d’avoir fourni des données de localisation à Israël.

Aux États-Unis, l’opinion publique se montre de plus en plus réticente : 53 % des électeurs américains s’opposent aux frappes, et 75 % rejettent tout déploiement de troupes au sol. L’administration Trump a menacé de révoquer les licences de médias critiques de sa couverture du conflit.

Ce qu’il faut retenir

Le conflit entre dans sa troisième semaine sans perspective de désescalade. Les négociations nucléaires, qui avaient brièvement repris en février à Genève, sont désormais lettre morte. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirme que Téhéran « n’a jamais cherché de cessez-le-feu » et se prépare à une « longue guerre ». Pour le Québec et le Canada, l’impact le plus direct se fait sentir à la pompe et sur les marchés de l’énergie : tant que le détroit d’Ormuz restera perturbé, les prix du pétrole et du gaz naturel liquéfié continueront de flamber, avec des répercussions sur l’inflation et les coûts de transport à l’échelle mondiale.